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Bravo Maître Langa et bravo la justice française
En France, nous ne sommes pas en république bananière où les hommes politiques, gouvernants du moment et fonctionnaires d'Etat peuvent tout se permettre, y compris s'asseoir sur les droits de leurs concitoyens.
C'est le message que la justice française a délivré à mots couverts au ministre de l'intérieur à propos de ce qu'il est convenu d'appeler le couac de l'aéroport de Roissy.
Maître Langa Michel, avocat Franco-centrafricain du Barreau de Paris, a défendu avec brio la cause de nos compatriotes à qui la police des frontières de l'aéroport de Roissy et le Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité et des Libertés Locales déniaient le droit de rentrer sur le territoire français, en toute illégalité, en contestant l'authenticité de leurs passeports alors même que la représentation diplomatique de la RCA à Paris les trouvait conformes et parfaitement authentiques.
Dans le jugement rendu le 4 avril dernier, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise considérant que nos compatriotes requérants étaient porteurs de passeport centrafricains authentique muni d'un visa régulièrement délivré le 31 juillet 2000 par le consulat de France à Bangui, a décidé :
d'annuler les décisions du l0 août 2000, refusant à nos compatriotes appelants, leur admission sur le territoire français et les maintenant en zone d'attente ainsi que les décisions du 12 août 2000, prolongeant leur maintien en zone d'attente de 48 heures,
d'enjoindre au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales d'ordonner, si cela n'a pas encore été fait, la restitution des passeports et billets d'avion des intéressés, dans un délai de 30 jours à compter de la date de notification allongement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard,
de condamner l'Etat Français à verser la somme de 800 suros à chacun des plaignants au titre des dépens.
Le délai d'appel de ce jugement est expiré depuis le 8 juin 2004 à minuit et à notre connaissance l'Etat Français n'a pas interjeté appel. Le jugement est par conséquent exécutoire.
Encore bravo à l'avocat, défenseur des causes justes, bravo à la Justice.
Une justice libre, rendue par des professionnels compétents, sourcilleux de leurs charges, de leur indépendance vis-à-vis de tous les pouvoirs, est garant des droits et de la liberté.
Paris le 9 juin 2004
JB PELEKET
Actualité Centrafrique de Sangonet - Dossier 18
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