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Des Centrafricains refoulés à Roissy refusent de s'embarquer pour Bangui
Centrafricains refoulés à Roissy : 14 laissez-passer temporaires (14/08/2000-19:29)
Bravo Maître Langa et bravo la justice française

Des Centrafricains refoulés à Roissy refusent de s'embarquer pour Bangui

Mis à jour le lundi 14 août 2000

DIX-HUIT Centrafricains, refoulés à la frontière, jeudi 10 août, à leur arrivée à Roissy, faute de papiers en règle, ont refusé, dans la nuit de dimanche à lundi, d'embarquer sur le vol qui devait les reconduire vers Bangui. Ils devaient être présentés lundi 14 août, au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le groupe de Centrafricains, dont un bébé de vingt-trois mois et trois enfants de quatre, cinq et dix ans, était arrivé jeudi à 17 h 30 à Roissy, où la plupart d'entre eux étaient attendus par des proches. « Avant qu'on ait pu les voir, ils ont tous été bloqués par la police », témoigne M. Guepidou, l'un des proches résidant en France. « Les policiers leur ont dit que leurs certificats d'hébergement étaient faux », poursuit-il. Le groupe a ensuite été transféré à l'hôtel Ibis de Roissy. Dimanche soir, ils ont tous refusé d'embarquer à bord d'un avion de la Sudan Airways, à destination de Bangui (Centrafrique).

Maître Michel Langa, leur avocat, assure que les papiers de ses clients sont authentiques. « Ce sont des braves gens, la plupart des fonctionnaires, qui n'ont pas sollicité d'asile politique », poursuit-il, affirmant en outre qu'il y a un « vice de forme » dans la procédure d'expulsion, les enfants, non accompagnés de leurs parents, ne pouvant faire l'objet d'un refoulement. Il a estimé que « cette décision (de refoulement à la frontière) est abusive, d'autant que le consulat de France à Bangui et l'ambassade de Centrafrique à Paris ont authentifié les visas qui leur avaient été délivrés ».

De source policière, on affirme que « les documents que les Centrafricains présentaient ne leur permettaient pas d’entrer sur le territoire français ».

Le Monde daté du mardi 15 août 2000
©Le Monde 1999

 
     
   
 
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