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Le Monde Interactif
La justice accorde huit jours de délai à quatorze des Centrafricains retenus à Roissy
Le tribunal de grande instance de Bobigny a accordé, lundi 14 août, un sauf-conduit de huit jours à quatorze des dix- huit Centrafricains refoulés à Roissy à cause de passeports irréguliers puis placés en zone d'attente pour avoir refusé d'embarquer pour Bangui. Durant ce délai, ils pourront quitter la zone d'attente avant leur retour en Centrafrique. Le tribunal ne s'est pas prononcé sur la validité des passeports.
Mis à jour le mardi 15 août 2000
L'audience levée, les familles se congratulent. Elles peuvent enfin se retrouver après cinq jours de séparation forcée.
Lundi 14 août, quatorze des dix-huit Centrafricains refoulés à la frontière quatre Jours auparavant ont retrouvé leur liberté. Le tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), qui les avait convoqués pour refus d'embarquement (Le Monde du 15 août), leur a octroyé un sauf-conduit de huit jours, leur permettant de quitter la zone d'attente de l'aéroport de Roissy. Seuls quatre d'entre eux y ont été maintenus.
Dans la salle d'audience comble, une agitation inhabituelle. Sur le banc des prévenus, les femmes en tenue bariolée tentent de calmer les enfants énervés par une longue attente tandis que les proches leur font passer de la nourriture.
Depuis le 10 août, ces dix-huit Centrafricains sont retenus à Roissy. En arrivant en France, tous étaient munis d'un visa délivré par les autorités françaises en Centrafrique. Aucun n'avait demandé l'asile politique. « Ces personnes ont simplement choisi de venir passer des vacances en France. Elles ont dû économiser longtemps pour se payer le billet d'avion, et voilà de quelle manière la France les reçoit », s'insurge Maître Michel Langa, un de leurs avocats.
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